
Lever à six heures du matin après une assez mauvaise nuit à nouveau. Bein oui ! Le départ est prévu à 7h à l’entrée de l’hôtel… alors, même en vacances… debout au chant non pas du coq mais de ces satanées catbirds et dindons hurlants ! Le temps de manger pour la première fois notre petit déjeuner continental prévu dans le prix de la nuitée et de sauter dans le bus qui s’inquiétait de ne pas nous voir à 7h pile et nous voici déjà à Abel point pour notre croisière sur la Camira, catamaran de 26 mètres de long capable d’atteindre les 36 nœuds. Je connais des filles chez nous qui seraient contentes de travailler à bord ! Et Abel ? Il est fier de savoir qu’un point du globe porte son nom ? Hélas, il faudra attendre jusqu’à 7 h 45 avant d’embarquer à bord ; l’occasion de discuter un peu avec des français – pardon, des parisiens – en voyage. Ils passeront une bonne partie de la journée dans la cabine sauf leurs deux filles qui nous accompagneront quand même dans le snorckeling.
Susanne est très légèrement inquiète quant aux capacités de son estomac en combinaison avec le tangage de ce genre de vaisseau (en effet, ils appellent ça un « vessel »). On s’installe donc très vite sur le pont en plein air malgré le ciel déjà très couvert. Un famille fait de même juste à nos côté… des flamands ! Monsieur Tom, madame… très expressive, Carel et Seb deux jeunes préado et la mamy. Grandes discussions pendant une bonne partie de la journée tantôt en flamand, tantôt en anglais quand deux australiens s’inquièteront de ces bizarreries de langages et encore plus quand ils sauront que nous habitons le même minuscule pays avec la moitié du nombr e d’habitants de l’Australie. Ces flamands viennent en Australie notamment pour visiter les vignes des vins qu’ils en importent. On comprend mieux pourquoi ils importent du vin de tous les coins du monde sauf de France… C’est trop près pour les vacances. http://www.about-wine.be Les paysages défilent, les îles aux rochers escarpés, aux plages paradisiaques, au bandes de sables se perdant dans une eau qui devraient scintiller si le ciel daignait s’ouvrir sur un peu de soleil ! Hélas, rien n’y fera… Il s’obstinera à nous protéger du paradis que nous touchions pourtant !
Petit arrêt pour débarquer des gens à l’aide du zodiac. Chapeau à cette femme de 150 kg qui se laisse littéralement rouler dedans sans hésiter un instant.  On est arrivé à notre lieu de « snorckeling » impossible de traduire ça en français. Ce n’est pas de la plongée, de la chasse sous-marine mais de la « flottaison observatrice » … enfin, nous voici en combinaison légère, avec palme et tuba et pas trop fier de lui, le Baudouin qui adore autant l’eau que la « tête de veau en tortue » mais, quand il faut, il faut ! On n’est pas venu jusqu’ici pour passer à côté de ça ! La vue de plusieurs participants en live-jackets lui enlèvera la gêne d’en porter un à son tour. A ça, on ajoute que je ne peux pas garder mes lunettes et que me voici bien handicapé, n’aimant pas l’eau, sans lunettes à me débattre avec ma buée de trouille … Enfin, après quelques minutes, un fois dans l’eau… le ravissement est complet même s’il est un peu floue ! On pourrait presque toucher ces centaines de poissons tantôt en groupe, tantôt isolé, grands ou minuscules, de toutes les couleurs sur un fond de coraux multicolores à se demander s’ils ne viennent pas tout juste de les repeindre. Et dire que ce n’est qu’un microscopique morceaux de cette immense barrière de corail qui vivra encore quelques années suicidée par la volonté consciente ou non de l’homo erectus industrialus ! Grouillez-vous d’y aller, elle se meurt doucement mais inéluctablement.
Pas de photo pour l’occasion, nous réessaierons peut-être à Mission Beach !  Malgré ce ciel désespérément couvert, la promenade continue. Une bande blanche se détache à l’horizon, une plage idyllique d’un blanc « silicate pur » me dira ma chimiste de service. On nous y débarque par trajets de zodiac consécutif à raison de 2à personnes par trajet et 80 personnes à bord… Ca laisse le temps aux cuistotes de cuire tout ce qu’il faut à bord. Petite promenade toujours sous ce « ciel de Westende » à droite comme la dernière fois afin de laisser la masse à gauche comme à Fraser Island… et ça marche encore une fois. Décevant au niveau des coquillages pour Susanne, on dirait des boutons de chemise, ronds, petits et troués. Petite présentation de vol de boomerang et nous remettons le zodiac en route pour les allers et retours qui permettront de servir les 80 personnes au fur et à mesure… nous en premiers, bien entendu ! Dire qu’on va même faire l’impasse sur le vin… Notre voisine flamande nous ayant expliqué leur retour de croisière un peu chahuté !!! Plus qu’une envie rejoindre Abel… Point. Pourtant, il nous faudra encore trois bonnes heures avant de retrouver le sol ferme. Sans blaguer, Susanne a été un peu chahutée mais crois bien qu’avec l’âge, si on devient un peu sourde, ça doit aussi avoir un effet réduisant le mal de mer. Pour ma part, je trouve que ça n’a pas bougé beaucoup à part deux passages « un peu » plus sportifs. Quel plaisir de voir ces deux énormes voiles manipulées par deux skippers et trois nanas bien compétentes également. Ca vous dirait de travailler à bord ? Nous terminerons notre expédition de plus en plus seuls sur le « sundeck » sans sun… Avec la pluie qui commence doucement, ce sera Airlie Beach qui apparaîtra enfin au loin. Il sera 18 h 30 quand un bus viendra nous rechercher après les adieux bien conviviaux des français, des flamands et des australiens, rencontres d’un jour… mais quel jour ! Personnellement, je suis complètement vidé, le cou et les épaules en compote que je calmerai d’un massage maison et surtout d’un isobu.. non.. ipo.. non.. enfin brufen à la fin. Une douche chaude pour essayer de récupérer la température normale. Petit souper rapide à observer les jeunes jouant au billard… Susanne ne voulant absolument pas se mesurer à moi … Dommage, j’aurais vraiment aimé. Direction dodo !
Toutes les photos sur Picasa |