
31 juillet 2007 Et oui, ce matin, j’ai bel et bien 50 ans… Ici en Australie à l’autre bout du monde. Quand Susanne me le susurre à l’oreille à 7h du matin, je lui dis qu’elle est en avance… En Belgique, on n’est pas encore le 31. Mauvaise nuit avec des tas de rêves plus fous ou terribles les uns que les autres… Sans doute la digestion de ces étranges pizzas d’hier ? Et puis le bruit de la hyway sans oublier ces deux austies qui papotent devant notre fenêtre sans se soucier le moins du monde que le reste de ce même monde existe et vit … voire même « dort » out tout au moins sommeille. Enfin, bon, on ne va pas commencer ma nouvelle décénie de mauvais poil en plus ! Pourtant, c’est dur ! Et merci à tous pour vos bon vœux… même si je les ai lus avec un peu de retard vu le manque de connections Internet. Allez, en avant ! Aujourd’hui, on ne déménage pas. On revient ici ce soir .
Debout et après une douche, direction un vrai petit déjeuner au resto d’en face dans le centre commercial. Avec ça, je sera calé un petit bout de temps : deux œufs sur le plat, une tomate, du bacon, deux énormes toasts et un café avec jus d’orange. A propos de café, il est très correct !  En avant pour le Lamington national park pour une promenade dans la canopée ! Oui, oui, en haut des arbres de plusieurs dizaines de mètres. Mais avant ça, rejoindre la hyway et essayer de rejoindre Nerang et puis Canungra et là , la montée commence… superbe , des dizaines de virages sur une petite route extraordinaire avec de nouveau des paysages à vous couper le souffle. Souvent « one lane » voire « blind curve » ou encore « prepare to stop ! » … Et alors quand au milieu de cette montée, vous vous trouvez tout à coup en face d’un 5tonnes, ça coupe aussi le souffle. Pas de souci, on arrive sur un plateau andin avec des alpacas et encore quelques kilomètres et le tourisme reprend le dessus. Assez bien de voitures et on n’ose pas imaginer ce que ça donne en hiver, ni comment se passerait la montée avec des tas devoitures dans tous les sens… On est bien là !
On arrive donc à O’Reillys. Des tas d’oiseaux multicolores nous accueillent très rapidement comme les pigeons de la place Saint Marc à Venise. Etonnant ! Ils nous grimpent dessus, se posent sans complexe sur nos crânes ou nos épaules.  En route pour notre balade en forêt subtropicale humide et dans la canopée (le haut des arbres). En effet, après seulement quelques centaines de mètres, le chemin en bois s’élève et part même tout droit vers le haut des arbres. En fait pas vraiment le haut, seulement la moitié à une dizaine de mètres et puis là, une échelle permet de monter plus haut. Susanne s’y lance. Je dois avouer que je ne maîtrise absolument pas mon vertige. Le balancement de ce pont de bois ne me réussit déjà guère alors, monter encore de 10 ou 15 mètre, Merci, très peu pour moi. Susanne monte donc mais abandonnera aussi avant le sommet. Ceci dit l’impression est intéressante et vaut réellement le détour!
Retour sur le plancher des vaches ou des alpacas ! Une chouette promenade nous annonce 3 km jusqu’à une cascade. Nous pénétrons donc la forêt et cette végétation luxuriante et si étrange. Des arbres démesurés, des plantes phagocytes, des lianes incompréhensibles dans leurs formes et leurs accroches, des fougères arborescentes, des ficus de plusieurs dizaines de mètres de hauteur… On comprend que les européens aient voulu exploiter cette forêt. Un seul de ces arbres en vaut des dizaines des nôtres, parfois ! Il y fait sombre et après deux heures de descente, nous arrivons à cette belle cascade… où un groupe de hollandais – si ! Je vous jure – pique-nique déjà ! Le bruit (de la cascade, pas des hollandais) est tellement fort qu’en descendant un peu, on se croirait seuls au monde au bord de cette eau qui coule et coule encore. Petit dîner tranquille de nos sempiternelles petits pains sans consistances mais qui nourrissent. Arrêt sans durée qui nous remet en route pour le bas de la cascade… Superbe vue, … Quelques photos plus tard, nous nous remettons en route pour éviter de reprendre la voiture dans le noir.
Une bonne heure plus tard, nous retrouvons la civilisation et je prends le volant pour ces trente kilomètres de descente en zigzag. 
Superbe descente comme la montée avec en sus deux apparitions de kangourous… Des vrais, cette fois… En pleine montagne, vous imaginez ? Essayez donc de sauter à cloche pied à flan de coteau ??? Quelques kilomètres plus tard, nous rejoignons donc la vallée et ses incendies contrôlés pour brûler la broussaille ! La vallée entière est couverte de fumée qui donne au soleil comme un goût de fin de soirée alors qu’il n’est encore que 4h !
On rejoint la hyway, Coolangatta et notre petit nid d’un deuxième soir. Le temps de reprendre notre souffle et, en pensant à Benoît qui nous l’avait promis, nous nous offrons un petit verre de champagne pour fêter encore une fois mes 50 ans. Pourtant, c’est ma petite maman qu’il faudrait fêter. Et oui, ce sont les mères qu’il faudrait fêter à chaque anniversaire. Ce sont elles qui ont le plus de souvenir de ce moment étrange de la délivrance… Non ? C’est Linda Lemay qui dit : « Les femmes deviennent plus sages à chaque fois qu’elles enfantent » Elle doit être bien sage la mienne après ce 5ème enfant et encore plus après son septième ! Sur ce, direction la ville où nous trouvons un petite italien un peu plus typique que celui d’hier. Une escalope « monatnara » et un « linguini with Prawn » arrosée de notre vin acheté avant et nous voilà prêts pour un bon bain et un bon dodo sans oublier mon boulot du soir avec ce carnet de voyage ! 9h 15 ! Fini ! A demain, avec notre montée vers Brisbane. Plus d’images sur Picasa http://picasaweb.google.be/Baudouin.Branders/20070731TweedHeadsLamington
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