
Une journée sur place à Mission Beach avant de partir vers Cairns et le retour… Le soleil est au rendez-vous ! Superbe vue sur la plage à marée haute. On se décide donc, vu le temps, pour prendre le ferry qui nous amènera en quelques minutes à Dunk Island, petite île à 15 minutes de notre plage.  Direction le taxi water et on réserve pour un départ à 11h et un retour 5 h plus tard. Très sommaire, le ferry… embarquement sur la plage même avec de l’eau jusqu’aux genoux et départ un peu dur tiré par l’ancre que le pilote a laissé au passage … We’re heavy qu’il dit… mais on finit quand même par décoller… Petite traversée légèrement secoué sur quelques vagues un peu plus récalcitrante et avec une vue sur l’île qui s’approche… Superbe plage ensoleillée.
Accueil et en route pour la Island walk track annoncée pour 10 km à travers la forêt en montagne et retour par la plage. Nous passons d’abord par le « Resort » du coin, superbe evec tennis, golf, spa, et aérodrome … On peut rêver quand on a des sous mais il faut accepter que les touristes de passage se perdent un peu dans votre jardin. La végétation est luxuriante, la faune toujours très présente en son mais quasi impossible à voir. Le chemin se « sauvagise » enfin un peu et la montée commence à travers une forêt humide des tropiques et, pour la première fois, vraiment chaude, humide, moite. On transpire tout en montant tranquillement, croisant d’autres touristes de toutes langues. Mon altimètre déréglé de 200 m nous annoncera 135 m donc +/- 335 m d’altitude. La forêt est dense et une percée de temps à autre nous permet de nous émerveiller de paysages de carte postale avec la plage au loin, l’océan d’un bleu intense sous un ciel parfaitement serein. Des dizaines de lézards s’enfuient régulièrement sous nos pieds, provoquant un sursaut à chaque fois. Ils sont pourtant tout petits, comme chez nous ! Toujours pas de casoars ! Après une belle trotte, le chemin s’incline enfin dans l’autre sens et nous commençons à descendre dans une enfilade de « blind curves – prépare to stop » en souvenir de nos trajets en voiture en montagne. Nous passons sur l’autre versant de l’île, plus sèche et plus ensoleillée.  Au détour d’une de ces courbes, voici enfin la plage… Hélas, c’est de nouveau marée basse ; on avait pas pensé à ça… c’est marée basse quasiment toute la journée et donc impossible de nous baigner vu qu’il faudrait d’abord passer les centaines de mètres qui nous séparent de l’eau, la vase, les cailloux et toutes sortes de bèbètes en chemin. On cherchera vainement l’endroit idéal … où l’eau serait restée… sans grande réussite. C’est qu’on devient difficile ! On s’offrira quand même une petite sieste câline sous un cocotier avec « presque » personne. Une bonne petite boisson rafraîchissante à la terrasse du café de l’île en observant les autres touristes ; Monsieur qui entraine ses enfants dans une virée en moto d’eau tandis que madame restera sur la terrasse ; les six « personnes âgées », style britannique qui regardent un match de rugby à la télé en attendant le taxi d’eau qui les transférera sur le yacht qui mouille un peu plus loin… 4h 30, le water taxi arrive comme prévu et nous ramène sains et saufs sur le continent.
Il ne sera pas dit que nous n’irons pas dans l’eau aujourd’hui après cette journée chaude et moite. On a payé pour, après tout. Donc, sans grand courage, nous faisons en vitesse quelques brasses dans la piscine ombragée et presque froide de l’hôtel en admirant et rêvant aux trois parachutistes en duo qui atterrissent sur la plage juste à côté de l’hôtel. Si on avait eu le temps, l’argent et l’audace, j’aurais bien essayé ce saut immémorable audessus de la grande barrière de corail … Il faut en garder un peu pour après, non ?  Direction le restaurant que nous avons réservé la veille sous les très bons conseils de « lonely planète guide » : « The Shruberry taverna » non sans avoir essayé de nous connecter au Internet café du coin. Mais après tout, le prix… on fait l’impasse sur l’Internet. Le resto est plein à craquer ; une petite table dans un coin sur la terrasse avec pour seule lumière, une lampe à pétrole comme quand j’étais chez les scouts ! Extraordinaire ambiance doucereuse, intime… Un petit verre de vin blanc, une désormais traditionnelle bouteille de Chiraz et avec ça, enfin un steak pour moi et rien moins qu’un gigot d’agneau pour ma blonde. Pour ne pas rester sur notre faim (malgré les chips mangés en cachette dessous la table directement dans le sac de Susanne) un petit dessert glacé . Allez, dodo, ça suffit comme ça. Et bé non, la marée a enfin monté donc un détour par la plage sombre à souhait. On admire les étoiles… les arbres qui se découpent sur le ciel noir… Toutes les photos sur Picasa
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